Diaby Check Mohamed

 Diaby Check Mohamed est un jeune ivoirien apparemment calme mais très cultivé que j’ai rencontré le mois passé au #BEST13. Il a comme beaucoup d’autres jeunes ivoiriens des projets intéressant pour la Côte d’Ivoire. J’aimerais vous le présenter.

NOTRE HISTOIRE :

J’ai connu Diaby Mohamed comme Cyriac Gbogou le 04 Janvier2013 sur Twitter avec l’affaire #DramePlateau. J’attendais patiemment l’occasion de le rencontrer et de l’interviewer. Et ce jour est arrivé sans forcer : le #BEST13 organisé par l’agence E-voir. Merci d’avoir accepté de répondre à mes questions DM

INTERVIEW :

LDA : Bonjour, Peux-tu te présenter?

Diaby Check Mohamed (DCM): Je suis Mohamed Diaby, blogueur et entrepreneur des technologies.

LDA : Depuis quand as-tu créé ton blog et qu’est ce qui t’a inspiré à le faire ?

DCM : Mon premier blog je l’ai créé entre 1999 et 2000 sur des plateformes comme multimania. C’était la tendance en fait et on cherchait à pouvoir produire du contenu sur internet. Mais en ce temps là ce n’était pas évident et on ne produisait quasiment rien. On était plutôt consommateur de contenus.

Dans sa formule plus moderne et plus élaborée, plus professionnelle, on va dire depuis 2006. J’avais envie de partager des informations sur trois thématiques principales : internet, le marketing et les technologies. Et c’est ce créneau que je suis. Il y a eu des phases de gros trafics, des phases d’inactivité, de fermeture du blog et pleins d’autres phases mais on continue toujours le bloguing.

Actuellement, j’ai décidé de faire plusieurs blogs parce que je me rends compte que j’ai des cibles tellement différentes. Donc on part de diabymohamed.com avec ses trois thématiques, mais on a aussi un autre blog dédié à l’innovation et un blog qui va être mis en ligne bientôt où je partagerai ce qui me passionne vraiment.

LDA : Tu as supprimé ton premier blog diabymohamed.com pendant plusieurs mois et depuis juin 2013, tu nous reviens avec le même blog sous un autre format. Pourquoi ce changement?

DCM : Je n’avais pas supprimé mon blog. En fait, mon serveur a été piraté et j’ai perdu toutes mes données depuis 2006. J’ai donc fait un choix stratégique de me dire « même si j’ai pu récupérer les données, je vais repartir de zéro ». J’ai peut-être l’avantage de dire que je n’ai pas besoin de me refaire une crédibilité, donc je repars de zéro et je partage juste les informations.

crédit photo, DCM
crédit photo, DCM

LDA : Quels sont les messages que tu veux véhiculer à travers ton blog principal?

DCM : Sur le blog principal, mon objectif c’est surtout de partager ce que je sais. J’essaie de traiter des sujets assez spécifiques sur ce triangle marketing-internet-technologie. J’essaie de développer au maximum le thème choisi. Par exemple l’article sur « comment faire du marketing international sur internet » fait une douzaine de page. Ce sont de vrais dossiers que je fais. Cela me permet de mieux partager ce que je sais. Et je me dis que le lecteur pourra capitaliser complètement dans son activité professionnelle.

LDA : Tu as fait le lycée scientifique en Côte d’Ivoire et tu as également fait des études dans un milieu anglophone (Standford University). Tu as donc connu les deux types de mentalités (francophone et anglophone). Depuis ton retour en Côte d’Ivoire, quel a été ton constat ? Penses-tu que les ivoiriens aient l’esprit de l’entrepreunariat ? Plus encore de l’entrepreunariat dans les technologies?

DCM : Oui l’ivoirien a l’esprit d’entrepreneuriat. La preuve le secteur informel est celui qui embauche le plus en Côte d’Ivoire. Il ne faut pas penser qu’on parle d’entrepreunariat uniquement dans le numérique. Lorsqu’on va dans les marchés, les vendeurs sont certes analphabètes mais ils gèrent des activités commerciales.

Cette logique est un peu plus compliquée quand on vient dans l’environnement internet. On a juste l’impression que tout est fait pour décourager l’entrepreneur des technologies. C’est difficile déjà parce qu’il faut créer son entreprise à 200.000 FCFA, c’est difficile pour lui de se faire connaitre. Il y a beaucoup  de  problèmes. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas adaptées à la logique de l’entrepreneur web par exemple, il peut rester à la maison et travailler, on lui demande d’avoir un local, un bureau. Cela rend les choses compliquées. Je pense qu’à la base, L’ivoirien est un entrepreneur né. Mais ce qu’il faut c’est de créer les conditions pour que les choses soient plus faciles pour tous.
LDA : Toi en tant qu’entrepreneur des technologies, tu es un jeune ivoirien qui a ses années d’expérience. Quels sont les trois principaux conseils que tu pourrais donner à un jeune qui voudrait se lancer dans ce genre d’activité?
DCM: 1er conseil, c’est de lancer le plus tôt des projets, pour se casser la tête et apprendre. C’est-à-dire ne pas attendre d’avoir à structurer des choses de façon obsessive. Sinon lorsqu’on se casse la tête, on est tellement démotivé qu’on ne peut pas se relever. Il faut donc lancer des projets, échouer et apprendre. Ainsi avec du recul, on connait les erreurs à éviter pour le prochain projet et les chances de réussir.

2ème conseil : Il ne faut pas négliger l’aspect formation et connaissance du domaine dans lequel on veut aller. Si on veut entreprendre sur le web, il faut savoir les mécanismes de monétisation. Comment pour ce type de projet on arrive à gagner de l’argent. Tout ce qu’il faut avoir au maximum avant de lancer son projet.

Le 3ème conseil qui est le plus important, il ne fait jamais (jamais, jamais, jamais) attendre d’avoir réuni les fonds nécessaires avant de lancer son projet.

LDA : Quelles sont les leçons que tu as tirées de l’expérience du 4 janvier 2013 dans l’affaire #drameplateau?

DCM : L’une des leçons à retenir c’est que lorsqu’on est dans le web, on se crée sa bulle. On vit dedans et on constate que le monde n’est pas forcément aussi parfait lorsqu’on sort de sa bulle. Donc on peut avoir la meilleure des intentions mais le retour du bâton peut être en complet déphasage avec ce qu’on pensait. Mais on ne regrette pas. Si c’était à refaire, on le referait sans doute avec des mécanismes différents. Je pense que cela fait partie de la responsabilité sociale de l’Africain dans sa logique africaine qui se définit par la solidarité et l’appartenance à une communauté et aussi le respect du droit humain. Pour moi, je pense c’est la chose la plus importante à retenir.

Mot de fin :
Restez connectés, restez online, mais n’oubliez pas de vivre offline.

REFERENCE INTERNET
Retrouvez Diaby Mohamed sur:
Blog personnel : http://diabymohamed.com/
Twitter : @diabymohamed

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